Dans cette ouvrage il sera question de philosopher. Non pas de philosopher au café du coin, mais de réfléchir à une meilleure manière de faire tourner ce monde en décadence par le biais de la philosophie.
Ce traité philosophique "Rendre la raison populaire", a été écrit par Michel Onfray, philosophe français, aux éditions Autrement et publié en septembre 2012.
Extrait de l'oeuvre :
L'Université populaire formule, dans notre époque de fin de civilisation et de décomposition politique avancée, une proposition philosophique en dehors des lieux institutionnels d'exercice et de pratique habituels de la discipline. L'Université populaire de Caen voit le jour en 2002, elle procède d'un constat politique, au sens noble du terme, et répond à une situation de politique politicienne : la présence d'un candidat d'extrême droite au second tour d'une élection présidentielle au suffrage universel direct.
Les inquiétudes d'un Auguste Blanqui sur la pertinence du principe du suffrage universel dans le cas, en son temps, d'un peuple illettré, inculte, entretenu dans l'obscurantisme par la monarchie et le catholicisme complices, mais appelé à donner son avis lors d'une consultation électorale, se retrouvaient, à mon avis, dans la configuration postmoderne d'un peuple illettré, inculte, entretenu dans l'obscurantisme par le système économique libéral présenté comme l'horizon indépassable par la droite et la gauche de gouvernement.
Au moment de l'affaire Dreyfus, l'antisémitisme a été analysé comme le produit d'un peuple insuffisamment éclairé. Georges Deherme a créé les universités populaires en 1896 pour dissiper cette indigence intellectuelle en envoyant la fine fleur du savoir, de la culture, de la philosophie, de la science, au contact de la classe ouvrière pour l'éduquer, l'instruire. L'initiative, en ce sens, procédait de l'idéal révolutionnaire des Lumières d'un Condorcet. En effet, ses Mémoires sur l'instruction publique invitent à prendre à la lettre le préambule de la Déclaration des droits de l'homme selon lequel «l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements».
Mon avis :
L’Université
Populaire de Caen est pour Onfray une institution essentielle à la
libre pensée. Ce lieu fait vivre les mots et unis les élections libres.
L'Université
Populaire n'est pas un café philo, ni un comptoir de bar où le
bavardage est la source même de tous les maux de la philosophie. Dans
son livre, il explique que pour philosopher, il ne suffit pas de
répondre en quelques mots à un sujet de bac, mais plutôt, de réfléchir
librement et simplement.
Le
savoir est la clés de toute évolution, mais encore faut-il savoir
l'utiliser comme il se doit. C'est ainsi que l'Université Populaire de
Caen entrevoit de montrer le chemin à tous.
Cet
ouvrage peut paraitre difficile à lire, car il impose au lecteur une
connaissance de la philosophie parfois pointue. Onfray fait preuve de
clairvoyance et veut faire comprendre, de manière parfois violente et
franche, que notre population à besoin de philosopher pour évoluer.

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